Le renforcement de l’intégration dans son milieu africain occupe une place de premier plan dans les nouveaux choix stratégiques de la Tunisie au plan économique. En atteste, à tout le moins l’adhésion du pays à la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en 2020.
L’accord de la ZLECAf annonce en fait la création du plus grand bloc commercial du monde avec 54 États membres, une population d’environ 2.5 milliards d’habitants à l’horizon 2050 (soit le ¼ de la population mondiale) dont les 2/3 seront âgés de moins de 35 ans et une évolution sans précédent de son urbanisation, dont le taux dépassera la barre de 60% d’ici 2050. Cet accord, regroupant 7 protocoles, est, à cet égard, plein de promesses.
La mise en œuvre de l’accord de la ZLECAf devrait ouvrir à la Tunisie un marché important et en pleine croissance. D’où l’importance de l’étude du potentiel de l’adhésion de la Tunisie à ladite ZLECAf. Plus concrètement, cette étude portant « Analyse de performance et essai d’évaluation de l’adhésion de la Tunisie à la ZLECAf : Application d’un modèle de gravité augmenté », .s’attache à mesurer les résultats potentiels de l’adhésion de la Tunisie à la ZLECAf, surtout les effets de libéralisation tarifaire s’y rattachant sur le commerce de marchandises tuniso-africain, à valoriser le potentiel d’exportation de la Tunisie sur les marchés africains et à détecter les niches potentielles pour les produits exportables par la Tunisie.
Pour ce faire, l’étude a utilisé deux approches d’analyse, l’une basée sur des indicateurs liés au commerce et l’autre sur la gravité. Une tentative d’identification des effets de création et de détournement de commerce de la ZLECAf est faite. Les deux approches révèlent des opportunités énormes pour les exportations tunisiennes, plus particulièrement industrielles, vers l’Afrique sous trois angles distincts : augmenter les exportations actuelles en exploitant leur potentiel d’exportation inexploité, diversifier les exportations vers de nouveaux produits pour lesquels la Tunisie est déjà compétitive et vers de nouveaux marchés (pays/régions), promouvoir les exportations vers des produits à plus forte valeur ajoutée locale en s’appuyant sur des intrants africains pour garantir la durabilité des relations commerciales par le commerceinter-sectoriel et intra-branche.
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