Au cours de la période post-révolution, la Tunisie est affectée par le piège de la dette qui a débouché sur l’affaiblissement des marges de manœuvre budgétaires et des capacités de relance de l’économie.
L’encours de la dette publique a en effet atteint 124.6 MD en 2023, soit 80% du PIB, contre seulement 43% en 2010. Un niveau préoccupant au regard de certains critères de soutenabilité dégagés par plusieurs études et approches en l’objet. La question qui se pose est dans quelles mesures la Tunisie peut honorer ses engagements sans nuire à sa capacité à investir dans le développement et sans évincer le financement des politiques publiques et celui de l’investissement privé.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le présent travail, dans lequel on va étudier la question de soutenabilité de la dette publique tunisienne à partir des deux approches. Une approche comptable basée sur la détermination d’un seuil de solde primaire qui stabilise la dette et une approche économétrique basée sur l’estimation d’un seuil d’endettement public dans une optique de relance économique et de soutien à la croissance.
La première partie présente l’évolution de la dynamique de la dette publique tunisienne à travers une analyse descriptive des indicateurs de coût et de risque. La deuxième partie présente les résultats d’analyse comptable et économétrique pour juger de la soutenabilité de la dette publique. La troisième partie passe en revue les actions d’ajustement et de réforme à même de garantir la durée de la viabilité de la dette publique en Tunisie.
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